05 février 2009

De l'art de faire la grève

Pour la première fois cette année, étudiant maintenant dans une institution publique, je suis confrontée au mouvement contestataire.
Depuis la rentrée, le lundi 26 janvier, nous sommes un peu dans un état de confusion, parce que cette fois-ci, le mouvement vient de la part des professeurs.
Alors on est tiraillés, nous les petits nouveaux, entre nos désirs de cours (si, si ^^) et nôtre solidarité envers les enseignants, ainsi que notre investissement dans les contestations.
Pour ma part, je ne sais pas grand chose, sauf que je sens que cette fois-ci c'est vraiment important (bien sûr, je vois bien que ça tourne autour du recrutement en Master, et du statut enseignant-chercheur).

Mais une chose me frappe.
Alors que les étudiants ont pu bloquer les Universités, Bibliothèques etc., ici la majorité des enseignants font une grève active.
La grève active c'est quoi ? C'est de venir en cours, alors qu'on s'est déclaré gréviste, et soit de faire une information sur les raisons de cette grève, soit de montrer des films, soit de faire un cours normal.
Il y a donc cette année un grand respect (pour certain, je ne cite pas ceux qui grèvent sans venir, sans prévenir, et ceux qui ne grèvent pas en ne touchent pas un mot du problème) envers autrui.

En même temps, on ne va pas arrêter l'Ecole avec pour revendication "n'arrêtez pas l'Ecole"  : )

Posté par RoxaneEtoile à 12:04 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Commentaires sur De l'art de faire la grève

    De la manière de faire la grêve...

    Restons prosaïque...
    Au fait, tu n'étais pas encore faqueuse en 2006 pour le CPE ? (me souviens plus...)
    Bref, les joies de la grêve : je vois que tu les apprécies !

    Mais, juste une remarque : les 3 formes d'expression politique du citoyen sont le vote, la manifestation et la grêve.
    Une grêve active (qui ne gêne rien, ne bloque rien), en quoi pourrait-elle avoir un poids ?
    La raison d'une grêve, son but, c'est de peser sur une réforme/loi pour montrer un mécontentement devant un état de fait politique. Une grêve en usine ne sert à rien si la production continue : le patron s'en fout de ce désaccord s'il continue de produrie/vendre/faire des bénéfices.
    Idem pour la fac : une grêve où les cours continuent, ce n'est pas une grêve, c'est une "manifestation" (on "montre", "manifeste", son désaccord). Après, c'est un choix à faire.

    Le principe même (dirais-je l'essence ?) d'une grêve c'est le bloquage...
    Que le gouvernement dise donc clairement : on détruit le "droit de grêve" (service minimum/projet de "limitation du droit de grêve") ou bien on le conserve intact, mais l'entre-deux n'est pas possible.
    Et si le gouvernement proposait de "limiter le droit de la liberté de la presse" ou de la "liberté d'expression", qu'en serait-il ? Que dirions-nous ?
    Ca n'a pas grand sens, tout de même...

    Sur ce, à tout bientôt.
    Bises

    Posté par YoYo, 13 février 2009 à 09:57 | | Répondre
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